Notre histoire

La genèse

L’Escale Paysanne est née d’une envie de créer un espace où les citoyens peuvent trouver des produits issus de fermes locales en agriculture biologique et échanger sur leurs modes de consommation.

Nous sommes un collectif de 11 personnes, composées d’une épicière et de 8 paysans travaillant aux alentours de Malestroit et de 2 consommateurs que nous nommons les « Mang’heureuses-mang’heureux ».

Depuis janvier 2018, nous collaborons main dans la main pour construire ce projet et notre leitmotiv est : l’alimentation est un levier majeur de la transition écologique vers un modèle de société plus respectueux de la Terre et de l’humain.

Notre constat et notre volonté

Nous avons constaté que le modèle de consommation alimentaire actuel n’est pas satisfaisant. Dans le trinôme « producteur-commerçant-consommateur », chaque acteur est animé par des motivations différentes (rentabilité économique, éthique, produits de qualité, prix faible, etc.).

Dans cette différence certains sont lésés (ex : exploitation de la main d’œuvre étrangère à faible coût pour proposer un prix de vente bas, le non- respect de la saisonnalité des produits, etc.).

Aujourd’hui, notre collectif s’inscrit dans une économie circulaire vertueuse en proposant à une échelle locale, un modèle économique viable, évolutif et adapté aux personnes qui souhaitent y participer.

L’idée est aussi de créer du lien social en favorisant l’échange et la rencontre entre les habitants, les producteurs locaux et les autres acteurs du territoire sensible à notre démarche.

Une gouvernance partagée

Nous avons créée en janvier 2019 une société coopératif d’intérêt collectif (SCIC). Chaque mois, tous les associés se réunissent pour échanger sur l’épicerie. Les décisions sont prises au consentement général.

Petite définition : Le consentement

La prise de décision par consentement se différencie de la prise de décision par consensus : en consensus tout le monde dit « oui », en consentement, personne ne dit « non ». Cela sous-entend que lorsque l’on prend une décision par consentement, on ne va pas chercher la « meilleure solution » mais l’on va partir du principe qu’une bonne décision est celle qui respecte les limites de celles et ceux qui devront l’assumer, et qui ne compromet en rien la capacité de l’organisation à mener à bien sa mission. Le consentement implique qu’une décision ne peut être prise que lorsqu’il n’y a plus d’objection raisonnable à celle-ci.

https://colibris06azur.org/index.php/gouvernance/46-decision-par-consentement